Mention spéciale pour la qualité littéraire : Jean-François Drut

« Il a l’âge de ses rêves plutôt que l’état civil de ses artères… Amoureux des mots, il est persuadé que leur artisan doit s’effacer devant leur capacité d’évocation… »

 

 

Ecoutez la nouvelle « Le blaireau et le cerisier » lue par Louise Manteau et Frédéric Lubansu :

Mention spéciale jeune auteur : Rafaël-Isaïa Greco

J’adore lire des BD, jouer aux LEGO et parfois lire des romans et des petits livres. J’aime la nature et les petits rongeurs et j’ai une petite sœur.

Je n’aime pas trop écrire mais j’adore inventer des histoires. Ma maman m’a parlé du concours.  Au début je n’avais pas d’idée puis j’ai vu mon LEGO hippogriffe. Et alors j’ai eu l’idée de faire un personnage hippogriffe et de faire que les coronavirus sont des personnages méchants. J’avais envie que l’histoire ne soit pas complètement dans le réel mais aussi dans l’imaginaire.

Plus tard, j’ai envie d’avoir des enfants et de les emmener dans l’espace ou de devenir explorateur ou scientifique mais c’est risqué alors peut-être faire des BD! J’ai 9 ans. Mais quand j’ai écrit ce texte, j’avais 8 ans. Je suis né le 9 août 2011.

 

Ecoutez la nouvelle « L’hippogriffe et le coronavirus » lue par Louise Manteau et Frédéric Lubansu :

Prix jeunesse : Adelchi Ghezzi

PRIX DE L’ECHEVINAT DE L’ENSEIGNEMENT

Je m’appelle Adelchi Ghezzi, j’ai seize ans, et je vis à Paris depuis mes cinq ans après avoir passé mes premières années à Rome. Ma mère écrivaine m’a transmis la passion de l’écriture et de l’observation (voire de la filature, si j’ose dire). Je consigne tous les jours dans des carnets variés ou sur mon téléphone des idées et des détails, sur les gens, une ruelle, ou le paysage.  L’idée originale pour Juste avant ses cendres a germé dans mon esprit le 1er août dernier. Je venais d’arriver chez mon père en Italie, et le démantèlement de la centrale nucléaire de Latina en banlieue romaine faisait la une des journaux. Un récit m’est alors apparu dans le train entre Rome et Civitavecchia, que j’ai immédiatement noté sur mon téléphone : « Dernière conférence – à bord d’un train pour Latina, je rencontre une physicienne nucléaire de génie (portée disparue) qui se rend à l’ex-centrale de la ville. Je l’accompagne, nous la contemplons ensemble et nous nous séparons » Deux semaines plus tard, j’ai découvert par hasard le concours de nouvelles de la Maison du Livre sur le thème de l’instant d’après. J’ai repris l’ébauche initiale du texte maintes et maintes fois, pour arriver enfin au récit de ce fatidique voyage en train du vingt-sept mars 2038, entre Rome et Civitavecchia.

 

Ecoutez la nouvelle « Juste avant ses cendres » lue par Louise Manteau et Frédéric Lubansu :

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Prix de la Maison du Livre : Sandy Pouvreau

PRIX DE L’ENGAGEMENT

Native de la Rochelle, j’ai quitté l’Atlantique pour Bruxelles il y a 20 ans. Educatrice spécialisée, j’ai exercé pendant une quinzaine d’années auprès d’un public d’enfants en situation de handicap. Aujourd’hui, je suis formatrice auprès d’étudiant.e.s qui désirent entrer dans cette profession. En pensant à mon rapport à l’écriture, je dirais qu’il est intimement lié à mon goût pour la lecture. J’aime plonger dans les ambiances lexicales, l’imaginaire, le fictionnel, les vécus. Ma nouvelle « En voie d’extinction » s’est construite assez naturellement lorsque j’ai lu la thématique du concours. Très vite des idées en rapport avec la situation que nous vivions et que je pouvais ressentir sont apparues : naufrage humain, perte de repères, solitude, détresse, invisibilité, voix réprimées. Le personnage de June incarne toutes ces fragilités générées et exacerbées par les tragédies humaines et sanitaires.

Finalement, « En voie d’extinction » aurait très bien pu s’intituler…… « En voix d’extinction ».

 

Ecoutez la nouvelle « En voie d’extinction » lue par Louise Manteau et Frédéric Lubansu :

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Prix de la Biblio : Charles Louis

 

Tout petit, Charles Louis a attrapé le virus de l’écriture. Une graphomanie intime, presque honteuse, dans une famille où les mots étaient le plus souvent dits haut et fort mais les émotions tues, les sentiments enfouis. Il a rencontré la poésie, le théâtre, et a vécu, un temps, l’aventure du métier de comédien. Chaque instant de pause dans ce monde ultra-rapide, hyper connecté, il le met à profit pour écrire des poèmes, des nouvelles.
Alors, le temps de ce premier confinement a été prolifique pour lui, en émotions, en textes, en histoires à imaginer et à raconter.
Alex the snake est né pendant cette période. Un homme laissé seul s’éveille aux émotions grâce à des mots, des pensées écrites qui sont glissées sous sa porte chaque jour. La chute semble douloureuse mais sur ce palier, Alex peut choisir le sens qu’il donnera à sa vie d’après.

Ce nouveau confinement permettra peut-être aux gens de faire le bon choix pour le deuxième essai d’un monde d’après.

 

 

 

Ecoutez la nouvelle « Alex the snake » lue par Louise Manteau et Frédéric Lubansu

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Grand prix du concours de nouvelles : Luc Lecerf

PRIX DE L’ECHEVINAT DE LA CULTURE

Ingénieur Aéronautique, et passionné de littérature, Luc Lecerf a 41 ans. Il habite près d’Aix-en-Provence, est marié et père de deux garçons de 1 an et 3 ans.

Très tôt, mon besoin d’écrire s’est exprimé à travers la rédaction de textes et de nouvelles.  Depuis 6 ans, je suis membre d’un atelier d’écriture très actif à Aix-en-Provence, Le Studio des Mots. Je participe régulièrement à des concours de nouvelles, avec plusieurs prix gagnés à Genève, Fréjus, et aujourd’hui chez vous. L’un de mes projets reste l’écriture d’un grand roman, actuellement en cours de rédaction. Je suis à la recherche d’une maison d’éditions, et preneur de tous les conseils des membres du jury pour en trouver une.

En écrivant « La longue nuit de Gao Ming », impossible de ne pas penser à la vie post-confinement, dans nos sociétés où chacun de nous est concerné. Ce phénomène a touché nos vies et nous touche encore. A la vue de l’écroulement des économies en Europe, là où la communication est plutôt transparente sur le sujet, j’ai voulu réfléchir au traitement de l’épidémie dans des pays moins démocratiques, qui refusent de voir leur économie s’écrouler. Les conséquences au niveau des populations m’intéressent. Des histoires d’hommes, de femmes, d’enfants, aux prises avec l’oppression de gouvernants prêts à tout pour sauver la toute-puissance de leur nation. Je ne cite jamais le pays où se déroule la nouvelle, foyer de l’épidémie, pays que je connais bien au demeurant, pour y avoir passé presqu’une année pour mon travail. Magnifique pays à la population si accueillante. J’ai pensé à eux en écrivant ce texte, pour traduire leurs souffrances au quotidien face au virus. Pour que l’on n’oublie personne. Surtout ceux dont la voix est un murmure.

Ecoutez la nouvelle « La longue nuit de Gao Ming » lue par Louise Manteau et Frédéric Lubansu :

Parcours d’artistes 2020

Cette année c’est Benoit Feroumont, l’auteur de la série « Le Royaume » qui nous a fait l’honneur (avec l’aide précieuse de sa fille Juliette) de réaliser une fresque spécialement conçue pour l’espace BD de la section jeunesse.

A cette occasion il fera une séance de dédicaces le samedi 26 septembre de 12h à 16h

Durant les deux week-ends du parcours d’artistes (26-27 septembre et 3-4 octobre) la section jeunesse sera ouverte de 14h à 19h.

A vos agendas !…

Nouvelles du club de lecture : suite mais pas fin

Sylvie nous donne de ses nouvelles depuis Dunquerque où elle peut enfin faire de grandes balades à vélo, elle nous propose ce livre qui nous apprend tellement sur les oiseaux.

Romy, une longue nuit de silence - S.Briand - Librairie ...

« Comment tel titre pourrait nous laisser de bois ? Une telle invitation à détenir quelque savoir quand à la marche du monde ? Il en est bien question ici …

En ces temps de confinement « rien de tel que de se pencher sur la migration des oiseaux pour voyager d’un bout à l’autre de la terre sans bouger de chez soi ! »
Au fil des chapitres, Grégoire Loïs nous fait part d’anecdotes concernant son expérience d’ornithologue, relatant sa rencontre avec tel ou tel autre oiseau. Puis en illustrant son propos avec les images du film Jurassic Park, l’auteur nous démontre comment les oiseaux sont les seuls descendants encore vivants des dinosaures !  Poumons et plumes seraient un héritage des dinosaures…
Ensuite il nous entretient du chant des oiseaux, des différentes fonctions de leurs vocalises : des lamentations du Plongeon imbrin ou des courlis cendrés aux chants des merles, tous chantent l’amour !
Il nous informe – hélas – du brutal déclin de dizaines d’espèces d’oiseaux, celle – entre autres – des hirondelles rustiques, déclin sans doute irréversible… En Europe, l’industrialisation est responsable de la disparition de près d’un demi-milliard d’oiseaux, soit un sur quatre en trente ans !

Un livre nécessaire ! Bonne lecture ! »

ce livre est-il disponible ?

 

Saliha nous livre, ici, l’une de ses dernières lectures :

Amazon.fr - La dame en blanc - Wilkie Collins - Livres

Ce classique de la littérature du XIXe siècle est tellement captivant que vous ne pourrez pas vous arracher à sa lecture. William Wilkie Collins est considéré comme un précurseur, le père du roman policier anglais. Dans La dame en blanc l’auteur va s’emparer d’un événement vécu : un jour en se promenant, il fait la rencontre d’une femme habillée de blanc qui lui demande de l’aider, il s’avère qu’elle est séquestrée par son mari. De cette incident, Wilkie Collins va faire un roman haletant où les intrigues vous tiennent suspendu·e·s. Histoire d’amour impossible, héritage détourné, femmes séquestrées, personnages malfaisants, coups de théâtre à répétition… tout pour faire un roman captivant !

ce livre est-il disponible ?

La bonne idée du jour #34 : les albums de Jon Klassen en théâtre de marionnettes

A la Biblio, nous sommes fans des albums de Jon Klassen. Pendant le confinement, le Little Angel Theatre adapte sa ‹‹ trilogie des chapeaux ›› en théâtre de marionnettes de manière ingénieuse, amusante, et pleine de tension.

C’est en anglais, mais l’histoire est plutôt facile à comprendre. Pourquoi ne pas profiter de notre service de takeaway pour emprunter les éditions françaises (clic) disponibles à la Biblio ?

Je veux mon chapeau (clic)

Ce n’est pas mon chapeau (clic)

On a trouvé un chapeau sera disponible le dimanche 24 mai, et les vidéos resteront en ligne jusqu’au 7 juin.