Vite, vite quelques albums à partager !

Foot-mouton par Pablo Albo, illustré par Guridi (est-il disponible ?)

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« Foot-mouton » met en scène un troupeau de moutons qui décide de jouer au football. Mais avant d’y arriver, ils connaîtront pas mal de péripéties les unes plus drôles que les autres qui vont retarder le début du match. D’autant plus que le loup- absolument myope – s’en mêle.
Une histoire qui paraît simple mais pleine d’inventivité avec des comiques de situation qui s’enchaînent pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Un album pour toutes les personnes qui n’aiment pas le football !

 

La fraise par Susumu Shingu (est-il disponible ?)
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Né en 1937, à la fois peintre, sculpteur, chercheur et philosophe de la nature, Susumu Shingu est connu dans le monde entier pour ses sculptures d’acier et de toile qu’animent le vent ou l’eau.
Même si nous assistons au  processus très lent que met la fraise en partant de la graine à arriver à maturité, cet album n’est pas un ouvrage documentaire mais plutôt une ode à la fraise. Le fruit traverse les éléments : neige, vent, mais aussi les différents moments de la journée : crépuscule, coucher du soleil, ciel étoilé. Tout cela est décrit de façon très poétique parcouru par l’amour que cet auteur a pour ce fruit.

L’homme qui faisait peur aux oiseaux par Sylvie Neeman ; illustré par Pierre Pratt (est-il disponible ?)

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C’est le jour où les enfants de la classe passent une journée au travail de l’un de leurs parents. Mathias a déjà été au bureau de sa mère et cette année, comme il n’a pas de papa, il ira au travail de Jonas, leur voisin. Jonas fait un drôle de métier, il travaille à l’aéroport et il fait peur aux oiseaux qui peuvent être dangereux pour les avions.
Avec des mots simples, l’autrice suggère par petites touches cette belle complicité qui unit les deux personnages, Jonas joue le rôle de père avec Mathias avec beaucoup de bienveillance et de douceur. La fin reste ouverte et préfigure une suite où cette matinée ne restera pas une simple parenthèse…

C’est l’histoire par Anne Crausaz (est-il disponible ?)

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C’est l’histoire de 4 enfants qui attendent Madame Ourse : Singe, Éléphant, Souris et Lapin. Elle vient chaque semaine les pattes pleines de livres. A chacun son livre et son histoire et à l’imaginaire de faire son oeuvre…
Cette ode à la lecture convainc tout le monde, ne ratez pas la dernière page !…

les poèmes du mois de septembre

Ce mois-ci nous vous offrons le poème de l’auteure belge Anne Herbauts glané dans son magnifique livre « Je ne suis pas oiseau » (est-il disponible ?) aux merveilleuses images et photos, feuilletez-le c’est du pur bonheur !
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Je ne suis pas un oiseau

Je ne suis pas un oiseau.

Ni miettes

Je ne suis pas un oiseau

Ni miettes

Ni nid

Ni œufs

Ni ciel

Si le ciel si

Je ne suis pas un oiseau

Je ne suis pas un oiseau

Je ne suis pas léger, menu

Ni bec ni plumes

Je ne chante pas

Je n’aime pas les arbres

Si les arbres si

Je ne suis pas un oiseau

Je ne vis pas dans les branches

Ni jungle,

Ni instinct

Ni beauté sauvage

Je n’écoute pas chanter la pluie

Si la pluie si

Je ne suis pas un oiseau

Pas d’innocence

Pas de soleil

Ni lisières

Ni piquant de l’air

Pas de peu, de rien

Non

Je ne suis pas un oiseau

Je ne suis pas un oiseau.

L’horizon n’est à personne. Il recule. Ne cesse. Rebute, découle. Les murs feront semblant qu’il n’y en n’a plus, d’horizon. Et des ciels beaux d’opéra, lambeaux, tomberont, tragiques, sur une espérance inimaginable. Des cieux miteux, des clairières vermoulues en drapés barreaux, ça ne donne rien, que des journées tristes. Horizons en parpaing. Bords d’autoroutes. Soulignent un bruit de canette. Sans oiseaux. Ou ce seront des reliquats d’oiseaux, avec juste les plumes et la vermine de ceux qui sont en route sans savoir où aller.

Qui sont en route sans savoir où aller.

Les plus jeunes jeunes ne sont pas en reste, voici un poème grappillé dans le livre de Rascal qui a merveilleusement illustré les visages des poètes choisis dans le si juste titre  « Les poètes ont toujours raison » (est-il disponible ?)

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L’écolier

 J’écrirai le jeudi j’écrirai le dimanche

quand je n’irai pas à l’école

j’écrirai des nouvelles j’écrirai des romans

et même des paraboles

je parlerai de mon village je parlerai de mes parents

de mes aïeux de mes aïeules

je décrirai les prés je décrirai les champs

les broutilles et les bestioles

puis je voyagerai j’irai jusqu’en Iran

au Tibet ou bien au Népal

et ce qui est beaucoup plus intéressant

du côté de Sirius ou d’Algol

où tout me paraîtra tellement étonnant

que revenu dans mon école

je mettrai l’orthographe mélancoliquement

 

Raymond Queneau

Focus d’août : L’eau, source de la vie

Pour consulter la liste dans le catalogue, cliquez ici.

Octavio Paz L’eau parle sans cesse et jamais ne se tait

Gaston Bachelard Ce n’est pas l’infini que je trouve dans l’eau, c’est la profondeur

Antoine de Saint-Exupéry Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie: tu es la vie. Tu nous pénètres d’un plaisir qui ne s’explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce s’ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur.
Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terre. Tu n’acceptes point de mélanges, tu ne supportes point d’altération, tu es une ombrageuse divinité…
Mais tu répands en nous un bonheur, infiniment simple.

Le poème du mois de mai

Voici les poèmes que nous avons choisis pour ce mois de mai :

Mon rêve familier cueilli dans  :

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Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? -Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

Paul Verlaine

ce livre est-il disponible clic

Et pour les plus jeunes « La dame de l’accueil » collecté dans :

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La dame de l’accueil
a des cheveux de choucroute
des cils en frites
des yeux de cacahuète
des paupières en guimauve
une bouche en saumon
des doigts de boudin blanc
une bague en tomate cerise
un corsage en viennoiseries
et un cœur d’artichaut

Michel Besnier

ce livre est-il disponible clic

Ce samedi : vente de livres d’occasion à tout petits prix

C’est ce samedi 30 mars, de 10h à 17h.

Achetez quelques livres d’occasion à tout petits prix.

Les bénéfices reviendront entièrement à la Plateforme serviront à financer l’achat de livres scolaires dont des dictionnaires dans plusieurs langues aux enfants réfugiés scolarisés à l’Ecole Maximilien.

Pour faire de la place dans ses rayons, la Biblio « élague » régulièrement ses collections. C’est principalement le fruit de cet élagage qui vous sera proposé : livres documentaires, romans, bandes dessinées pour enfants et adultes.

Ce sera également l’occasion de découvrir les deux expositions :

 

 …

Le poème du mois de Mars

Voici, comme promis, le poème du mois choisi dans un livre du grand poète américain Walt Withman (clic)

 

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Chant de la grande route
A pied et le cœur léger, je pars sur la grand-route,
Bien portant, libre, le monde devant moi,
Le long chemin brun devant moi conduit
Partout où je voudrai.

Désormais je ne fais plus appel à la chance,
C’est moi-même qui suis la chance,
Désormais je ne pleurniche plus, je ne diffère plus,
Je n’ai besoin de rien,
J’en ai fini avec les malaises des gens casaniers,
Avec les bibliothèques, les critiques et les plaintes,
Vigoureux et content, j’arpente la grand-route.

La terre – je n’en demande pas plus
Je ne demande pas que les constellations
Soient plus proches,
Je sais qu’elles sont très bien là
Où elles sont,
Je sais qu’elles suffisent à ceux
Qui les habitent (…)

N’oublions pas notre jeune public… voici un poème de Susie Morgenstern tiré de « les potins du potager » (clic)

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Elle tache, elle gave
La maudite betterave
« Bortsch » dans la marmite
Et vite, on se quitte !
Cette soupe de grand-mère
A l’odeur de l’enfer
Enflée, charnue, cette racine
Rouge sang, rouge noir, crapaudine
Cela dit, selon les derniers sondages
50% des gens aiment cette sauvage
Ce qui prouve qu’il faut de tout
Pour faire un monde de fous comme nous…

Focus du mois de mars : les réfugié·e·s

 

En résonance avec notre projet « Livre Migre« , nous avons voulu vous faire (re)découvrir des ouvrages sur le thème des réfugié·e·s.

Sujet brulant d’actualité qui divise parfois ou réunit de multiples citoyens, il est aussi bien le thème de nombreux romans, de bandes dessinées que d’ouvrages documentaires ou d’albums jeunesse que nous mettons à votre disposition.

Lien vers le catalogue

Bibliographie

Le poème du mois

Et voici le poème du mois de février choisi dans Derniers poèmes d’amour de Paul Eluard ici

 

Ici

Une rue abandonnée
Une rue profonde et nue
Où les fous ont moins de peine
Que les sages à pourvoir
Aux jours sans pain sans charbon

C’est une question de taille
Tant de sages pour un fou
Mais rien par-delà l’immense
Majorité du bon sens
Un jour cru sans proportions

La rue comme une blessure
Qui ne se fermera pas
Le dimanche l’élargit
Le ciel est un ciel d’ailleurs
Roi d’un pays étranger

Un ciel rose un ciel heureux
Respirant beauté santé
Sur la rue sans avenir
Qui coupe mon cœur en deux
Qui me prive de moi-même

Dans la rue de rien personne

 

…et encore un petit pour les enfants cueilli dans Poèmes de Raymond Queneau  ici

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Un enfant a dit

Un enfant a dit
je sais des poèmes
un enfant a dit
chsais des poaisies

un enfant a dit
mon cœur est plein d’elles
un enfant a dit
par cœur ça suffit

un enfant a dit
ils en sav’ des choses
un enfant a dit
et tout par écrit

si lpoète pouvait
s’enfuir à tir-d’ailes
les enfants voudraient
partir avec lui

 …

Le poème du mois

Comme il y a l’employé du mois, le joli mois de mai, le mois des soldes…

il y aura – bonne résolution de la nouvelle année – le poème du mois, renouvelé à chaque échéance. Car dans ce monde de brutes un peu de poésie ne peut pas faire de tort !

Pour le mois de janvier, nous avons choisi un poème de Jean Amrouche déniché dans « Etoile secrète » clic ce livre est-il disponible ?

Note

Mes paroles émergent en moi

Comme les bulles irisées

Qui vont mourir sur les eaux tristes.

 

Je n’ai rien dit qui fût à moi,

Je n’ai rien dit qui fût de moi,

Ah ! dites-moi l’origine

Des paroles qui chantent en moi !

 

Je n’ai pu créer des images

Ni charger les mots de magie,

Quelle main unissait les choses

Dans le néant de ma mémoire,

Les faisant éclater soudain

Dans les fruits d’un amour étrange ?

 

Est-ce la main d’un Ange, en moi présente et absente ?

Est-ce la main d’un Dieu veillant au-delà de moi-même ?

Qui me dira le destin de ces paroles d’inconnu ?

De quoi sont-elles messagères ?

De qui suis-je le messager ?

…et puis parce que la poésie s’apprécie à tout âge, voici un poème jeunesse de Edward van de Vendel cueilli dans « Super gloupi »

Lettre

J’écris des mots

sur le sable

avec mes doigts

de pied.

La mer vient lire.

Régulièrement.

Et elle emporte son courrier.

En tous cas,

pas de réponse.

Jamais.

A moins que…

Et si la mer,

vague après vague,

ouvrait de nouvelles pages

sur le rivage ?